



Nicolas Benoit est né à Roanne, département de la Loire.
Après d’excellentes études au lycée d'Alger, où ses parents sont arrivés lorsqu'il avait neuf ans, Nicolas Benoit est admis second, en 1893, à l'école Navale. En 1896, diplômé, il s'embarque pour le tour du monde à bord de l’Iphigénie (croiseur école d'application des Aspirants)
Après avoir été commandant en second d'un des premiers sous-marin
(La Cigogne en 1905), il commande un groupe de vedettes,
puis un torpilleur en 1909.
Il est très vite intéressé par les problèmes de la jeunesse. Alors qu'il est envoyé en Angleterre pour y passer un brevet d'interprète bilingue, il découvre la méthode novatrice de Baden Powell.

Il rédige un rapport sur l'organisation des Boys-Scouts en Angleterre qu'il adresse au Ministre de la Marine Théophile Delcassé, militant pour la création d'un scoutisme laïc
et il obtient un congé de 4 mois à demi-solde pour introduire le scoutisme en France du 20 avril au 20 août 1911, en s'attachant à trouver les appuis qui aideraient cette création, notamment: Cheradame, Charpentier, Bertie, Galliennek, & Williamson & des militants de l’éducation anglo-saxonne qui le mettent en rapport avec
Pierre de Coubertin; les deux hommes se rencontrent en mai 1911.
L'intérêt de Coubertin pour le scoutisme est un aspect moins connu du personnage, qui n'est est pas moins caractéristique de son intransigeance.
Vite convaincu de l'intérêt de la méthode, il préconise, lors de l'assemblée constitutive de la Ligue de l'éducation nationale ,
le 27 octobre de la même année, « le système des petits groupements d'adolescents organisés en Angleterre sous le nom de
boy scouts » et propose pour la France l'appellation d'éclaireurs.
Des divergences majeures apparaissent bientôt entre les deux hommes sur la place des rites (insignes, uniforme, promesse scoute)
et de la tolérance religieuse que Coubertin veut ignorer,
mais sur lesquels Benoît, fidèle en cela à Baden-Powell,
refuse de transiger.
Ces dissensions aboutissent à la création de deux entités :
- les éclaireurs de France, le 2 décembre 1911 par Nicolas Benoît,
André Cheradame, et Georges Bertie
- les éclaireurs français, rattachés à la la ligue nationale de l'éducation , en août 1912, par Pierre Coubertin
Ces deux groupements restent cependant très minoritaires et la mort sur le front de Benoît, le 17 décembre 1914 en Belgique,
met fin aux querelles.
Cependant la fracture perdure entre ces deux organisations qui ne fusionnent qu'en 1964 pour former les
"éclaireuse & éclaireurs de France"
.
La revue Tout Droit devient alors L'Équipée
et un nouvel emblème est élaboré à partir des deux premières entités:
l'arc des éclaireurs de France et le trèfle des éclaireurs français.
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la rivière Ancre






















Bercenay en Othe



























































































































































































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